
Chaque année près de 250 000 viols sont déclarés dans le monde, quand est-il de tous ceux qui ne le sont pas ? On fait face à un phénomène qui continue de faire énormément de victimes mais on remarque que dans la majorité des cas les coupables arrivent toujours à s’en sortir aux yeux de la société. Pourquoi ai-je l’impression que nos sociétés font tout pour accuser les victimes elles-mêmes ?
Le viol est une agression sexuelle par laquelle une personne se voit contrainte par la force, la menace, la surprise, la ruse ou plus largement par l’absence de consentement.
Des victimes prises à la légère ?
Je me rends compte qu’on est très loin d’être sorti de l’auberge, car plusieurs enfants, femmes et hommes continuent de subir cet acte atroce dont les dommages physiques et psychologiques laissent malheureusement des séquelles qui resteront à vie sur les victimes. Le pire dans tout cela, très généralement les coupables même interpellés peuvent retrouver facilement la liberté malgré tout car pour avoir une peine vraiment lourde, il faut soit des preuves de tortures soit l’avoir commis à plusieurs reprises. Pouvez-vous donc imaginer ce que peut ressentir une victime en voyant son agresseur en liberté, lui donnant ainsi le droit ou la chance de récidiver ?

Comment sont perçues les victimes dans nos sociétés ?
Sans parler du regard de la société qui, au lieu de pointer du doigt les coupables, s’acharne ainsi sur les victimes surtout quand celles-ci sont des femmes, car elles sont les plus exposées. Ils mettent ainsi son accoutrement, son environnement ou son comportement en cause. Se sentir rejeté par sa propre famille d’où peut aussi provenir notre bourreau. Certaines victimes du viol étaient souvent obligées d’épouser leurs agresseurs. Cela démontre combien de fois les droits des femmes sont réduits à rien dans nos sociétés patriarcales extrêmement oppressives. Ce qui encourage les agresseurs à continuer à commettre leurs actes criminels sans avoir à subir la moindre crainte. Cela fait partie des raisons pour lesquelles beaucoup de victimes préfèrent garder le silence. Ce que je trouve très cruel et inadmissible.
Que pouvons-nous faire pour essayer d’améliorer les choses ?
Fermer les yeux et garder le silence ne sont en aucun cas des solutions. Tout doit d’abord commencer avec le changement de mentalité, pour moi. C’est jusqu’à présent un grand frein dans la lutte contre le viol ou toute autre forme de violences. Car avec une éducation basée sur le respect de son prochain peu importe son sexe, car je remarque que jusqu’à présent dans certaines localités la réalité est tout autre. Dans nos familles, nos écoles, à la télé et sur les différents réseaux sociaux, le message de sensibilisation doit prôner l’égalité, l’équité et le leadership envers les femmes pour faire comprendre à certains qu’une femme ça se respecte bon sang !
Que les mesures juridiques soient appliquées comme il se doit, les enquêtes soient menées à terme pour que les coupables puissent répondre de leurs actes criminels devant la justice. Sans toutefois oublier d’assister les victimes, car elles sont censées être notre préoccupation.
On doit continuer de donner une grande force à tous ces mouvements de lutte qui naissent chaque jour sur la toile, encourager toutes les personnes qui ont décidé de ne pas garder le silence, ainsi que toutes ses organisations qui consacrent corps et âme à cette cause.
Imaginez un peu que ce soit votre enfant, votre sœur ou frère, etc. Alors qu’auriez-vous fait et qu’auriez-vous voulu qu’il se passe lorsqu’on est confronté à ce genre de situation ? Chacun doit prendre ses responsabilités, car c’est très facile de juger les autres, mais personne n’est réellement à l’abri.
Sommes-nous réellement en sécurité ?
Les hommes sont aussi victimes de viol sans aucun doute mais contrairement à eux les femmes restent les plus touchées face à ce phénomène. Je prends la responsabilité de dire ici qu’il n’y a pas une seule jeune fille ou femme qui n’ait jamais reçu un regard menaçant voire insistant sur soi, se faire sifflé par un passant, se faire coller dans un bus, recevoir des commentaires déplacés ou se faire suivre par des inconnus dans la rue comme si nous étions des proies face à des prédateurs. Combien d’entre nous se sont sentis impuissantes, humiliées avec la peur au ventre face à ce genre de situations. Voir la non réaction des gens autour de nous pendant les faits comme si de rien n’était, comme si c’était normal de subir tout cela. De notre côté on se nourrit de peur, de colère Malgré tout, on essuie nos larmes en décidant d’aller de l’avant du mieux qu’on peut tout en gardant espoir que les choses chances.
Posons-nous les bonnes questions. Sommes-nous devenus des animaux sans retenue ? D’où vient une telle cruauté ? Est-ce réellement le monde qu’on veut pour nos enfants ?